delugeEn raison du dévouement religieux de la communauté scientifique envers la théorie évolutionniste pour interpréter l’histoire de notre planète, la plupart des géologues prennent pour acquis que le mouvement des plaques de la terre a été lent et progressif au fil des éons passés. Après tout, si les taux actuels de la dérive des continents de 2 à 15 cm par année sont extrapolés de manière uniforme dans le passé, il faut environ 100 millions d’années pour former les bassins océaniques et les chaînes de montagnes que nous avons aujourd’hui. Ce taux dérivé est compatible avec les quelque 20 kilomètres cubes de magma en fusion qui s’élève globalement chaque année pour créer de nouvelles croûtes océaniques. Cependant, comme je l’ai démontré dans mon dernier article, contrairement au modèle catastrophique, de nombreux autres phénomènes ne sont pas expliqués par la théorie d’un mouvement des plaques lent et uniforme. Ainsi, le modèle catastrophique produira pratiquement les mêmes phénomènes naturels que le modèle lent et progressif, mais plus rapidement.

Si les hypothèses uniformitariennes sont à rejeter, c’est la proposition initiale de Snider d’un « sprint » continental au cours du déluge de la Genèse qui serait alors à retenir. Ce modèle de plaques tectoniques catastrophiques explique d’ailleurs tout ce que le modèle standard peut expliquer, et beaucoup plus ! En outre, un modèle 3D conduit sur un superordinateur a démontré que les mouvements des plaques tectoniques peuvent en effet être rapides et catastrophiques lorsqu’un modèle de déformation réaliste pour les roches du manteau est inclus. Bien que mis sur pied par un scientifique créationniste, John Baumgardner, ce modèle 3D de modélisation des plaques tectoniques est reconnu comme l’un des meilleurs au monde.

Introduction au modèle
earthcrustLe modèle des plaques tectoniques catastrophique avancé par Austin, Baumgardner, Snelling et coll. commence par un supercontinent avant le Déluge entouré par les roches froides du plancher océanique qui étaient plus denses que la roche du manteau chaud en dessous. Pour initier le mouvement dans le modèle, un déclenchement soudain fait « craquer » les fonds océaniques adjacents aux plaques continentales, de sorte que les roches froides du plancher océanique commencent à pénétrer verticalement dans le manteau supérieur le long du bord de la plus grande partie du supercontinent surnommé aujourd’hui la Pangée.

Par un mécanisme semblable à un convoyeur, ces zones verticales commencent à s’enfoncer dans le manteau en faisant glisser le reste du plancher océanique avec elles. Il a été démontré, lors d’expériences en laboratoires, que les roches océaniques perdent leur force par un facteur d’un milliard ou plus. (S.H. Kirby, Rheology of the lithosphere, Reviews of Geophysics and Space Physics 25(1) : 219–1244, 1983). On peut donc supposer qu’une chaîne boule de neige s’est enclenchée de sorte que plus le plancher océanique était déplacé et déformé, plus il s’affaiblissait et s’enfonçait rapidement dans le manteau. Ces zones de faiblesse des roches s’élargissent pour englober tout le manteau et cela résulte en un emballement catastrophique des plaques océaniques qui coulent au fond du manteau en quelques semaines seulement.

Cette possibilité du déplacement rapide du manteau a été indépendamment vérifiée et confirmée. (PJ. Tackley et coll., Effects of an endothermic phase transition at 670 km depth on spherical mantle convection, Nature 361:699–704, 1993 ; S.A. Weinstein, Catastrophic overturn of the earth’s mantle driven by multiple phase changes and internal heat generation, Geophysical Research Letters 20:101, 104, 1993; L. Moresi and Solomatov, Mantle convection with a brittle lithosphere: thoughts on the global tectonic styles of the earth and Venus, Geophysical Journal International 133:669–682, 1998.)

Une preuve physique remarquable
internal-motionCe qui précède vous semble peut-être étonnant. Comment une telle catastrophe aurait-elle pu avoir lieu sur notre planète qui semble aujourd’hui si stable ? En fait, l’élément déclencheur de cette catastrophe n’est pas encore connu. Cependant, des preuves physiques dans le manteau de notre planète démontrent qu’elle a réellement eu lieu. Des études de tomographie sismique (comme ceux de Dziewonski tel que revu par Engebretson, Kelley, Cushman et Reynolds) semblent confirmer que les zones du manteau terrestre juste en dessous des zones de subduction sont plus froides que le reste du manteau. Ce changement de température continue jusqu’au noyau de la Terre. Si la subduction des continents se passait à une vitesse de seulement quelques centimètres par année, la température du manteau ne devrait être nullement affectée par une intrusion si insignifiante. En fait, les anomalies de vitesse des vibrations sismographiques semblent impliquer que la lithosphère océanique a baissé jusqu’à la frontière noyau/manteau. Une découverte récente de dalles rocheuses dans le manteau sous les zones de subduction confirme également ce modèle.

Impact sur les continents
structureplatesCette catastrophe mondiale a rapidement déchiré les continents et les a emportés là où ils se trouvent aujourd’hui. De plus, la collision des plaques continentales a créé l’Himalaya et les Appalaches. En fait, il est fort douteux qu’une collision de quelques centimètres par année ait pu créer les montagnes que nous avons aujourd’hui. En revanche, si les mouvements des plaques avaient été enregistrés à une vitesse de quelques mètres par seconde, comme deux voitures roulant chacune à 100 km/h, le résultat d’une telle collision catastrophique des continents aurait rapidement bouclé les strates rocheuses, créant ces hautes montagnes.

Les roches chaudes du manteau déplacées par ces plaques de subduction se précipitent ailleurs pour compléter le cycle d’écoulement. Plus précisément, le manteau s’accumule dans les zones de fissure des plaques océaniques pour former de nouveaux planchers océaniques. En atteignant la surface, cette matière du manteau chaud vaporise d’énormes volumes d’eau de mer avec lesquels elle entre en contact pour produire un rideau linéaire de jets de vapeur supersoniques le long des 70 000 km du rift du fond marin qui s’étend autour de la Terre. Ces rifts formeront par la suite les crêtes mi-océaniques qui font aujourd’hui le tour de notre planète comme les coutures d’une balle de baseball. Ces jets de vapeur supersoniques saisissent de grandes quantités d’eau qui se déversera en quantités énormes sur les continents. La pluie a persisté pendant « quarante jours et quarante nuits » (Genèse 7.12) jusqu’à ce que tout le plancher océanique qui existait avant le Déluge soit recyclé dans le manteau.

La preuve sur les continents
Ce modèle de l’histoire terrestre des plaques tectoniques catastrophiques peut expliquer les données géologiques que la tectonique des plaques lente et progressive en plusieurs millions d’années ne peut expliquer. Par exemple, le plancher océanique nouvellement formé aurait d’abord été très chaud et donc moins dense que le fond océanique avant le déluge. Il aurait donc flotté plus de 1 000 m plus haut que son prédécesseur, ce qui aurait provoqué une augmentation spectaculaire du niveau des mers. L’eau des océans aurait ainsi été balayée sur la surface des continents, emportant de vastes quantités de sédiments océaniques sur les continents.

Il est utile de noter que la subduction du plancher océanique dans le manteau n’emporte pas avec elle les sédiments sur ce plancher. Ceux-ci n’entrent pas dans le manteau, mais sont rasés par les plaques continentales et s’accumulent à la zone de subduction. Si l’on ajoute à cela l’augmentation du niveau de mer d’un kilomètre, on peut prévoir qu’une telle catastrophe aurait transporté d’énormes quantités de sédiments océaniques sur les continents, ce qu’on observe aujourd’hui. Cette extension latérale, qui ressemble aux couches d’un gâteau, de roches sédimentaires est magnifiquement exposée dans la région du Grand Canyon du sud-ouest des États-Unis. La tectonique des plaques lente et progressive ne peut tout simplement pas expliquer cette grande étendue latérale de couches sédimentaires contenant des fossiles marins qui se trouvent normalement bien au-delà du niveau de la mer.

La preuve sur le plancher de la mer
L’ensemble de la subduction engloutissant les plaques des planchers océaniques froides aurait soudainement refroidi la température du manteau à la limite noyau/manteau. Ce refroidissement rapide de la surface du noyau de notre planète se traduirait par des renversements rapides des forces magnétiques de la Terre

Ces inversions magnétiques auraient été exprimées à la surface de la Terre et ont été enregistrées dans les rayures de zèbres magnétiques du nouveau plancher océanique. Cette aimantation aurait été irrégulière et localement inégale, latéralement ainsi qu’en profondeur, contrairement à l’évolution attendue dans la version lente et progressive. Et c’est en effet ce qu’on retrouve. (J.M. Hall and P.T. Robinson, Deep crustal drilling in the North Atlantic Ocean, Science 204:573–576, 1979.)

En fait, selon le modèle évolutionniste, l’inversion magnétique des roches au fond de l’océan devrait être stable et constante en profondeur. Après tout, selon le modèle standard, un renversement du magnétisme de notre planète devrait prendre entre 100 000 et un million d’années. Cependant, lorsqu’on fore dans la crête mi-océanique, on trouve plusieurs renversements magnétiques dans les roches plus profondes. De plus, on prévoirait qu’un tel phénomène de revirement magnétique « étonnamment rapide » soit observable sur les continents de sorte qu’on puisse les observer dans les minces coulées de lave continentales. Effectivement, de tels phénomènes ont été observés partout au monde.
(R.S. Coe and M. Prévot, Evidence suggesting extremely rapid field variation during a geomagnetic reversal, Earth and Planetary Science Letters 92:292–298, 1989)

La fin de la catastrophe
Lorsque les planchers océaniques ont été complètement recyclés dans le manteau, les nouveaux planchers chauds et moins denses ont atteint l’équilibre avec le manteau. L’énergie potentielle gravitationnelle a alors été épuisée et la subduction des plaques a rapidement cessé. En refroidissant pendant quelques mois, ce nouveau plancher serait devenu de plus en plus dense et serait redescendu dans le manteau au niveau des anciens planchers. Les continents se seraient donc drainés rapidement, formant de grands canyons et érodant plusieurs tonnes de sédiments des continents pour les déposer dans les océans. Plusieurs autres structures géologiques continentales sont expliquées par un tel événement de drainage continental.

Conclusion
Comme vous pouvez le constater, ce modèle des plaques tectoniques catastrophiques fournit une explication puissante quant à la façon dont les plaques rigides et froides de la croûte terrestre auraient été déplacées de milliers de kilomètres sur le manteau, tandis que le fond de l’océan se recyclait par subduction. Il prédit le mouvement des plaques relativement lent aujourd’hui parce que le « sprint » continental aurait rapidement décéléré lorsque tout le plancher océanique avant le Déluge fut recyclé.

Cet article est une adaptation et traduction de celui-ci.


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