Principes fondamentaux pour un amour durable

//Principes fondamentaux pour un amour durable

man_womanFemmes, soumettez-vous à votre mari comme au Seigneur, car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Église qui est son corps et dont il est le Sauveur. Mais tout comme l’Église se soumet à Christ, que les femmes aussi se soumettent en tout à leur mari.

Maris, aimez votre femme comme Christ a aimé l’Église. Il s’est donné lui-même pour elle afin de la conduire à la sainteté après l’avoir purifiée et lavée par l’eau de la parole, pour faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable. C’est ainsi que les maris doivent aimer leur femme comme leur propre corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. En effet, jamais personne n’a détesté son propre corps. Au contraire, il le nourrit et en prend soin, tout comme le Seigneur le fait pour l’Église parce que nous sommes les membres de son corps, formés de sa chair et de ses os. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, s’attachera à sa femme, et les deux ne feront qu’un. Ce mystère est grand, et je dis cela par rapport à Christ et à l’Église. Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même et que la femme respecte son mari. (Éphésiens 5.21-33)

Voilà le passage biblique qui a été lu à notre mariage il y a déjà quelques années. Pourtant, nous ne le comprenions pas vraiment. D’ailleurs, c’est l’une des principales raisons pour lesquelles notre mariage s’est presque effondré. En fait, nous comprenions ces versets comme la majorité les comprend aujourd’hui.

Commençons par dire que peu de passages du Nouveau Testament sont aussi controversés et fortement rejetés par la culture sécularisée. Et c’est normal, car il est l’un des moins bien compris du Nouveau Testament, étant utilisé à tort et à travers. Ce texte est historiquement lié à la subjugation de la femme. Permettez-moi de lire des extraits de l’ancien code civil du Québec pour illustrer ce propos.

Art 174 CcBC : Le mari doit protection à sa femme, la femme, obéissance à son mari.

Art 175 CcBC : La femme est obligée d’habiter avec le mari et de le suivre partout où il jugera à propos de résider. Le mari est obligé de la recevoir et de lui fournir tous ce qui est nécessaire pour les besoins de la vie, selon ses facultés et son état.

Art 1292 CcBC : Le mari administre seul les biens de la communauté. Il peut les vendre, aliéner et hypothéquer sans le concours de sa femme.

Art 1298 CcBC : Le mari a l’administration de tous les biens personnels de la femme.

Ces dispositions furent heureusement officiellement abrogées en 1980 et remplacées par celles que nous avons aujourd’hui où les hommes et les femmes ont les mêmes droits et obligations devant la loi.

Toutes ces dispositions étaient axées sur une fausse interprétation des écrits de Paul cités au début. Remarquez qu’il n’y avait rien dans les dispositions de l’ancien code qui obligeait l’homme à aimer sa femme comme lui-même. L’amour n’y figurait pas. Le mari n’avait qu’à pourvoir aux besoins physiques de sa femme et la protéger. Elle, cependant, lui devait une soumission absolue.

Peut-être vous dites-vous : « Mais on ne peut légiférer sur l’amour! » C’est exact. Ni l’apôtre Paul, ni tout autre auteur du Nouveau Testament n’a eu pour but d’écrire la loi. Le message du Nouveau Testament entièrement est basé sur l’amour, qui ne peut être soumis à des lois! La contrainte de la loi n’a rien à voir avec la religion de la Bible. Pourtant, il s’agit d’une des erreurs les plus persistantes concernant la Bible. Malheureusement, cette idée est perpétuée trop souvent par ceux qui disent croire en la Bible, qui elle, milite portant en faveur d’un gouvernement libéral où on cherche à laisser autant de liberté que possible. Dieu désire le service volontaire, c’est tout!

Remarquez que, prises dans leur contexte, les paroles de Paul sont des admonitions pastorales, et non des obligations juridiques. Chacun doit apprendre à mettre ces principes en application. Les membres du couple ne peuvent exiger ces choses de l’autre, ils ne peuvent que l’exiger d’eux-mêmes. À combien plus forte raison le gouvernement n’aurait-il pas le droit de l’exiger! À ce sujet, chacun(e) ne répond qu’à Dieu, ainsi qu’à sa propre conscience.

Bien comprendre le passage
Retournons au passage pour bien l’analyser. Remarquez premièrement le fait que Paul ne consacre que deux versets sur l’autorité de l’homme. Les huit autres sont consacrées au devoir de l’homme envers la femme : l’aimer comme Christ aime l’Église. Alors, la question qui se pose est la suivante : «Comment Christ aime-t-il l’Église? »

Premièrement, Christ aimait l’Église avant même que l’Église ne l’aime. C’est lui qui est venu pour gagner sont amour alors qu’elle était son ennemie.

« Voici comment Dieu prouve son amour envers nous : alors que nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. » (Romains 5.8)

Maintenant : l’application. La majorité des couples en difficulté se retrouvent dans un cercle vicieux ou chaque personne dit qu’elle sera prête à changer et aimer l’autre lorsque l’autre changera. Selon ce texte, c’est à l’homme de changer en premier. C’est à l’homme de s’excuser en premier, c’est à l’homme d’offrir la paix et l’amour inconditionnel en premier. C’est principalement l’homme que Dieu tient responsable pour le succès ou l’échec du mariage. Il est responsable du bonheur de sa femme, ainsi que de celui de ses enfants. C’est à lui que revient le devoir d’aimer l’autre en premier, même lorsqu’elle ne le mérite pas. Il a le devoir de gagner son amour et son respect. Cela découle du fait qu’il doive suivre l’exemple de Christ, qui est mort pour l’Église et vit pour la servir.

Il faut comprendre que dans la Bible, celui qui est le plus grand, c’est celui qui sert.

« Jésus les appela et leur dit : Vous savez que les chefs des nations dominent sur elles et que les grands les tiennent sous leur pouvoir. Ce ne sera pas le cas au milieu de vous, mais si quelqu’un veut être grand parmi vous, il sera votre serviteur; et si quelqu’un veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup. » (Matthieu 20.25-28)

Ce principe est à la base du message biblique. Dieu, le plus grand de tous, est devenu le serviteur de l’humanité et est allé jusqu’à mourir pour elle. John Maxwell, grande autorité sur le leadership, se base largement sur ce principe dans ses ouvrages. Selon lui, le meilleur leader sera celui qui passe son temps à encourager, à renforcer et à habiliter les autres. Si ce principe fonctionne dans le monde des affaires, pourquoi ne fonctionnerait-il pas dans le couple? Quel bel endroit serait le monde si les hommes suivaient toujours ces principes à l’égard de leur femme! Le divorce n’existerait pratiquement pas!

Deuxièmement, Christ n’a jamais demandé à l’Église de se soumettre à lui et de lui obéir avant d’avoir donné sa vie pour elle. L’homme n’a pas le droit d’exiger quoi que ce soit de la femme. Elle doit lui donner sa confiance et son respect librement. C’est à lui de les mériter. Vous commencez sans doute à vous rendre compte à quel point cette obligation que Dieu pose sur les hommes est lourde : aimer inconditionnellement. Voilà ce que signifie « être un homme ». Il ne s’agit pas d’arriver à boire plus de bière que les autre, de roter plus fort que les autres, et de se servir des femmes mieux que les autres. Le vrai homme n’est pas nécessairement celui qui a les plus gros muscles, mais bien celui qui a le plus grand cœur. Les femmes veulent encore ce genre de gars, celui qu’elles peuvent admirer et en qui elles peuvent se confier pleinement. Voilà le plan de Dieu.

Pour que ta femme te respecte, tu dois d’abord gagner son cœur. Néglige ce principe, et tu n’auras jamais son respect, ni son admiration, quels que soient tes moyens de contrainte pour les obtenir. L’amour ne peut jamais être forcé. Gagne son cœur et sa confiance, et tu auras son respect. Elle te laissera volontiers diriger la famille, car elle comprendra que tu ne le feras jamais sans la consulter, ni sans chercher son bonheur.

Un nouveau féminisme
Je me considère comme un féministe, car selon moi, les femmes sont possiblement plus importantes que les hommes. Après tout, ce n’est pas les ordinateurs, les automobiles, les avions, Facebook ou Twitter (tous inventés par des hommes) qui fait que notre monde soit vivable. L’amour inconditionnel des citoyens est ce qui fait de notre monde un endroit vivable, amour qu’ils ont généralement reçu de leur mère.

Voilà pour moi le vrai féminisme. Il signifie que je veux protéger ma femme, non pas parce qu’elle est faible, mais parce qu’elle est précieuse. Le vrai homme est celui qui veut préserver et protéger ce qui a de plus beau au monde : nos femmes. Nous avons grandement besoin de femmes qui sont fières de l’être et qui ne cherche pas à être en compétition avec les hommes, ni à être comme eux. Bien sûr que je crois à l’égalité de tous devant la loi. Les femmes devraient avoir les mêmes chances professionnelles et les mêmes droits que les hommes, car il s’agit d’une question de justice.

Il y a un dicton selon lequel la meilleure façon pour un homme d’aimer ses enfants est d’aimer leur mère. Sans créer de division absolue, j’insiste sur ma conviction, basée sur la raison, la science et la Bible, que les femmes et les hommes ont des contributions différentes à apporter à la société. J’appelle les vraies féministes à se lever et à encourager les femmes à prendre conscience de leur valeur inestimable dans notre monde. Nous avons besoin de leur cœur et de leur amour.

Un principe fondamental au succès du couple
Plusieurs couples échouent à défaut de comprendre les principes bibliques ci-dessus. Les problèmes n’apparaissent que lorsque la vie de couple commence. L’homme se demande pourquoi la femme moderne et indépendante qu’il pensait avoir épousée se plaint tout le temps qu’il ne lui donne pas assez d’affection. Il se demande pourquoi elle est si accaparante et semble tout à coup si sensible et dépendante. Pourtant, il la traite comme il voudrait être traité, en tant qu’homme. La femme ne comprend pas pourquoi l’homme moderne et évolué qu’elle a marié semble si « contrôlant » et veut tant diriger la famille. Elle ne comprend pas pourquoi sa carrière lui semble si importante et pourquoi il ne manifeste pas plus de plaisir à être à la maison avec elle.

Ils iront voir un psychologue qui leur suggérera de travailler leur communication. Ils feront ainsi une thérapie de couple qui leur apprendra à mieux communiquer, car on insistera pour dire que la communication est leur point faible.

Cette expérience est la nôtre. Nous avons consulté des psychologues et avons suivi une thérapie sur la communication, mais elle n’a rien changé. La recherche de John Gottman démontre que les seuls couples qui bénéficient de ce genre de thérapie sont ceux qui se portent déjà assez bien. Nous avions besoin de changements plus profonds que la thérapie ne pouvait nous offrir.

Cependant, les choses se sont vraiment améliorées lorsque j’ai compris mon rôle d’homme dans le couple. J’ai appris à considérer les besoins émotionnels de ma femme comme réels, même s’ils sont différents des miens. J’ai appris que j’avais la responsabilité de m’assurer de son bonheur.

En voyant cela, Hillary s’est elle aussi mise à changer. Lorsqu’elle a vu que je faisais passer ses besoins en premier, elle s’est mise à faire passer les miens en premier, à se fier davantage à mon jugement, à être moins combative et à me faire plus confiance. Elle respectait le fait que je devais sentir que j’étais le protecteur et le chef de la famille.

Notre expérience n’est pas un cas isolé. Plusieurs études scientifiques, même celles menées par des institutions de la gauche, comme l’institution extrêmement libérale d’Alfred Kinsey, ont démontré que les gens qui suivent ces principes ont une meilleure vie sexuelle, une vie de couple plus heureuse, et moins de dépression. On devrait s’y attendre car, après tout, c’est tout à fait déraisonnable de supposer que les hommes et les femmes sont identiques. C’est une croyance étayée uniquement par la politique, mais certainement pas par la science. La Bible, manuel de notre Créateur, nous explique ces différences et nous donne les vrais principes pour le bonheur du couple.

Bien sûr, il y a des exceptions à chaque règle et peut-être êtes-vous l’une de ces exceptions. L’homme dans votre couple n’éprouve pas beaucoup d’ambition, ni le besoin de diriger et de protéger sa famille, et la femme se contente avec très peu de romance et d’intimité? Si ce que vous faites fonctionne et ne voyez aucune raison de changer, loin de moi l’idée de vouloir vous imposer ces principes. Je sais, par contre, que notre couple a énormément bénéficier de leur mise en application et que nous ne sommes pas les seuls.


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2018-10-01T13:39:08+00:00