gavelJe dois confesser que c’est avec un certain degré d’impatience que je commence cette série qui tentera de démontrer la preuve objective de l’existence du Dieu qui nous est présenté dans la Bible. Ce n’est pas que je ne me sente pas intellectuellement honnête en présentant cette série. Comme vous le verrez, la validité de la Bible est remarquablement défendable. C’est plutôt que mon expérience dans ces débats m’a montré à quel point il est difficile de rester objectif et raisonnable dans un tel débat. Ceci découle de notre nature humaine. Lorsque nous voulons croire quelque chose, nous faisons toujours ce que nous pouvons pour trouver les raisons de le faire et avons tendance à ignorer les arguments à l’encontre de nos croyances.

Ainsi, selon moi, quant aux questions ayant une incidence importante sur la vision qu’ils ont d’eux-mêmes, sur leur vie et leur monde, les gens croiront ce qu’ils veulent. Ceci fut démontré lors du procès hautement médiatisé d’O.J. Simpson. William R. Macklin, journaliste pour l’Inquirer en 1995, nous dit ceci concernant la division raciale qu’a entraîné ce procès :

« La majorité des observateurs blancs insistent que les preuves d’ADN reliant Simpson à la scène du crime, le sang dans le Bronco blanc ainsi que l’historique d’abus par Simpson envers son ex-femme Nicole Brown Simpson effacent tout doute raisonnable de culpabilité.

« La plupart des Afro-Américains rétorquent que l’absence d’une arme et de témoins oculaires, les failles possibles dans la chronologie des procureurs, et le fait que le détective Mark Fuhrman ait été enregistré, se vantant d’avoir, avec d’autres, battu, intimidé et faussement incriminé des Noirs laissent beaucoup de place au doute.

« Sondage après sondage, depuis le début du procès il y a neuf mois, la majorité des Afro-Américains soutiennent que Simpson est innocent, alors que la plupart des Blancs le pensent coupable. »

Pourquoi cela est nécessaire
Comme l’article Dieu, Tim Tebow et la foi l’affirme, Dieu se cache justement pour qu’on puisse seulement le trouver si on veut le trouver. Comme le passage biblique célèbre le dit : « vous me chercherez et vous me trouverez lorsque vous me chercherez de tout votre cœur » (Jérémie 29.13).

Dieu veut que nous croyions en lui parce que nous le voulons. Il nous aime trop pour s’imposer à nous. Et tel est mon cas. Je veux croire, car je constate en étudiant attentivement la Bible qu’elle renferme la vérité que recherche le cœur humain. C’est pour cela que je ne défends pas seulement l’idée abstraite de « dieu », mais précisément le Dieu de la Bible. C’est en ce Dieu que je veux croire : un Dieu qui est l’essence même de l’amour et de la grâce. Je crois que c’est en ce Dieu que chaque humain veut croire au fond de lui ou d’elle-même. Cependant, plusieurs ont du mal, parce qu’ils ne le connaissent pas et ont entendu bien des faussetés à son sujet. J’ai donc pour but de vous aider à faire connaissance avec ce Dieu : celui qui parle à votre cœur depuis votre enfance.

Si vous refusez catégoriquement de croire en la Bible, cette série d’articles n’est pas pour vous. Je vous inviterais plutôt à lire les articles dans la rubrique Pourquoi croire, car ils sont conçus pour vous encourager à vouloir croire. Veuillez également voir l’article La grâce, qu’est-ce que c’est?, car il renferme de façon concise les raisons pour lesquelles je choisis de croire. Mais cet article qui présente une preuve que Dieu existe est spécialement pour ceux qui veulent croire ou qui, du moins, sont ouverts à cette option. Je reconnais en effet que nous ne pouvons réellement croire sans preuve objective. La foi doit être raisonnable pour vraiment nous aider dans la vie.

Les moyens de preuve
Dieu peut-il, selon moi, être prouvé ? Tout dépend de ce qu’on entend par là. Si « prouver » veut nécessairement dire « démontrer quelque chose scientifiquement », il est impossible de prouver Dieu. Dieu, par sa définition même, ne fait pas partie de sa création. Il ne peut donc pas être étudié comme cette dernière. Tout comme je ne m’attendrais pas à trouver Steve Jobs caché dans un iPhone, je ne devrais pas m’attendre à trouver Dieu à l’aide d’outils scientifiques, car ceux-ci sont conçus pour étudier la création, et non le Créateur. Je crois que la science appuie ma foi en un Créateur, car par elle, on découvre constamment des mystères de plus en plus profonds qui défient toute explication scientifique et qui impliquent un créateur intelligent. L’origine et la machinerie de la vie en sont des exemples. Mais je me devance.

Vous vous demandez peut-être, quel autre genre de preuves peut-il exister autre que la preuve scientifique ? C’est une objection commune dans un monde qui, depuis 200 ans, vénère la science comme la véritable source de toute connaissance. Mais lorsqu’on y pense, on doit admettre que la science n’est qu’un moyen de preuve parmi tant d’autres. Il y a d’abord l’écrit et le témoignage. De plus il y a les présomptions de fait, ou en d’autres termes, la preuve par déduction logique d’un fait connu à un fait inconnu. Il y a également la preuve philosophique, c’est-à-dire celle qui examine le phénomène de notre existence, de notre nature et de nos besoins pour déterminer quelle conception de la réalité explique le mieux ces phénomènes.

Le fardeau de la preuve
Enfin, on doit se demander quel genre de fardeau de la preuve on devrait appliquer à cette question. En droit, la preuve a deux définitions distinctes. En droit criminel, une chose n’est prouvée que si elle est prouvée hors de tout doute raisonnable. Il s’agit donc d’un fardeau de la preuve très exigeant, car il exige que malgré une preuve de la couronne beaucoup plus convaincante que celle de l’accusé, si ce dernier parvient à soulever un doute qui est raisonnable quant à la preuve qui pèse contre lui, il devra être acquitté. Ceci découle du fait que les conséquences de la condamnation criminelle sont si sévères qu’il faut être absolument certain de ne pas se tromper. En fait, la première chose qu’on nous apprend en droit criminel est le principe que mieux vaut 100 coupables acquittés qu’un seul innocent condamné.

En droit civil par contre, comme on ne porte généralement pas atteinte à la liberté d’une personne, les enjeux sont beaucoup moins élevés. Donc, le fardeau de la preuve est simplement celui de prépondérance. Ainsi, celui qui a la meilleure preuve gagne.

Maintenant, quant à l’existence de Dieu, quelle réponse aura des conséquences plus affreuses en bout de ligne ? Cette question a fait couler beaucoup d’encre. Plusieurs croient que la croyance en Dieu est dangereuse et mène inévitablement à l’extrémisme. Ceux-ci mettent carrément le fardeau de la preuve hors de tout doute raisonnable sur les épaules des théistes. Ce n’est pas pour rien que Richard Dawkins, Christopher Hitchens et Sam Harris passent tant de temps à plaider les atrocités commises au nom de Dieu. Leur but est justement de faire augmenter le fardeau de la preuve des théistes. Ils cherchent à établir qu’étant donné le si grand danger de la foi, une personne raisonnable ne devrait croire qu’en présence de preuves irréfutables.

Selon d’autres personnes, c’est l’athéisme qui est le plus dangereux. Elles n’hésitent donc pas à souligner toutes les atrocités commises par l’humanité en l’absence de religion et sous une idéologie athée (ce qui n’est pas vraiment mon style). Pour moi, l’histoire peut être vue de différentes façons selon ce qu’on veut voir. Pour les curieux, mon article intitulé L’extrémisme, problème religieux? examine cette question un peu plus en détail.

La prépondérance : le fardeau applicable
Aux fins d’un débat honnête et caractérisé par la bonne foi, je crois que la position raisonnable à prendre est que ni l’une, ni l’autre des deux possibilités ne présente a priori des conséquences plus ou moins graves que l’autre. Bien sûr, je crois personnellement que la croyance en la non-existence de Dieu présente des conséquences affreuses à long terme pour la moralité et l’espoir de notre race. Mais je reconnais que ceci est subjectif et basé sur ma conception de Dieu. Il existe certaines conceptions de Dieu dont la race humaine pourrait vraiment se passer. C’est pourquoi je propose d’appliquer le fardeau de la prépondérance de la preuve à ce stade du débat et dans les présentations qui suivrons. Ainsi, je ne dirai jamais qu’une personne raisonnable ne peut croire autre chose que ce que je présente. J’insisterai seulement sur le fait que la prépondérance de la preuve mène vers la croyance en Dieu.

Comme je l’indique dans mon article mentionné ci-dessus, Dieu, Tim Tebow et la foi, je crois que Dieu nous donne suffisamment de preuves pour convaincre ceux qui sont ouverts à son existence et qui aiment sincèrement la justice, l’amour et la bonté. Il nous offre une preuve par prépondérance pour nous inviter à le connaître. Mais je dois ajouter qu’une fois que nous avons connu Dieu et qu’il s’est manifesté dans notre vie de façon tangible, notre conviction de son existence et de son amour pour nous grandit bien au-delà de 51 %. Bien qu’il faille toujours rester humble face à ces questions et ne jamais condamner ceux qui voient les choses autrement, je suis personnellement convaincu qu’en développant une expérience personnelle avec Dieu, nous pouvons devenir très convaincus qu’il existe vraiment et que sa parole est vraie. Du moins, c’est mon expérience.


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