La bonté paie

//La bonté paie

Power Of LoveLa revue américaine renommée TIME vient de publier un article concernant les œuvres du parti politique de l’African National Congress (ANC) depuis sa prise du pouvoir sous Nelson Mandela en 1994. Le contenu de l’article est surprenant. Je vous laisse juger par vous-mêmes :
« Remarquablement, l’inégalité des revenus a augmenté depuis la fin de l’apartheid : les programmes de redistribution ont surtout profité à une élite politiquement connectée. La plupart des Blancs et quelques Noirs font partie des classes moyenne et supérieure, mais sur une population totale de 50 millions, 8,7 millions de Sud-Africains, la plupart des Noirs, gagnent 1,25 $ ou moins par jour. Des millions vivent dans les mêmes cabanes, voyagent dans les mêmes minibus (appelé des taxis en Afrique du Sud) et, s’ils ont un emploi, travaillent dans les mêmes foyers et entreprises appartenant à des Blancs que lors de l’apartheid, le tout avec un des plus hauts taux de crimes violents et de VIH/SIDA. »

De plus, l’article démontre comment l’ANC est devenu exactement tout ce contre quoi était Mandela : la corruption, l’élitiste et l’anti-démocratie.

Si une vérité semble devenir immanquablement claire de nos jours, c’est combien inefficaces sont les réformes politiques pour créer de réels changements durables dans la société et le monde dans lequel nous vivons. Ce qui suit met ce fait en évidence :

Pattaya, Thaïlande. Peut-être ce lieu ne vous dit-il rien, mais pour les gens à la recherche d’aventures sexuelles illégales, il s’agit d’une destination mondiale des plus populaires. Cette ville se trouve au cœur d’une industrie d’esclavage sexuel qui, selon le Reader’s Digest d’octobre 2011, exploite des jeunes garçons dès l’âge de 4 ans, et des jeunes filles dès l’âge de 7 ans. Là, le crime et l’exploitation sont à l’ordre du jour. Cette ville, la plus « internationale » de toute la Thaïlande, est visitée par 1,5 million de touristes canadiens, américains et européens par année. La plupart d’entre eux sont à la recherche de plus ou moins la même chose : participer à une industrie qui génère environ 5 milliards de dollars chaque année.

L’industrie internationale d’esclavage et de trafic sexuel est parmi les plus lucratives et les moins connues du monde. Elle comprend actuellement entre 12 et 27 millions d’esclaves à l’échelle mondiale, dont plus de la moitié sont des enfants. La moitié sont des esclaves sexuels et l’autre moitié sont forcés à travailler dans des conditions horribles. Bien que l’esclavage soit officiellement interdit dans pratiquement tous les pays du monde, il y a actuellement plus d’esclaves dans le monde qu’à tout autre moment de l’histoire !

Comme plusieurs autres problèmes chroniques, les médias en parlent rarement. Pourtant, la vérité choque et devrait nous pousser à réfléchir sur notre responsabilité en tant qu’êtres humains. Avant de continuer, voici quelques statistiques tirées principalement de quelques pages de Wikipedia :

  • Selon la police indienne, l’Inde compterait environ 1,2 million de prostitués mineures forcées, ce qui représente environ 40 % des prostitués de ce pays. En Thaïlande, 40 % des prostitués sont des enfants.
  • Aux États-Unis, l’âge moyen de l’entrée dans la prostitution et la pornographie est de 12 à 14 ans.
  • Selon le gouvernement américain, environ 800 000 personnes sont chaque année trafiquées internationalement en tant qu’esclaves. Lorsqu’on compte celles qui sont trafiquées à l’échelle nationale, ce chiffre s’élève à 1,5 million.
  • Un juge du Honduras, parlant de la prostitution juvénile dans son pays, a confessé dans l’anonymat que « si la victime est âgée de plus de 12 ans, qu’elle refuse de formuler une plainte et que ses parents profitent du commerce, nous avons tendance à fermer les yeux. »
  • Selon la CIA, les États-Unis pourraient compter jusqu’à 50 000 personnes trafiquées chaque année.

Ces statistiques démontrent l’impuissance du système judiciaire pour régler les problèmes de ce monde. La loi est nécessaire pour éviter l’anarchie, mais à un certain point, elle devient impuissante, ce qui devient évident lorsque nous constatons que le nombre de femmes et d’enfants maltraités psychologiquement ou physiquement est plus grand aujourd’hui en Amérique du Nord qu’à tout autre moment de l’histoire, bien que la loi les protège plus que jamais.

Pensez aussi à la guerre contre la marijuana. Plus de jeunes fument actuellement de la marijuana que du tabac. Pourtant, c’est la marijuana qui est illégale !

Quelle est la solution ? Des lois plus sévères ? Des peines plus longues ? Une réduction des libertés ? Une autorité qui a le droit de surveiller tout le monde ? Une drogue qui force chaque être humain à agir moralement ? Il faut tôt ou tard admettre que notre seul espoir pour un monde meilleur est que chaque individu fasse le bien parce que c’est le bien. Les gens doivent être animés d’un nouveau principe, autre que la consommation, l’enrichissement et la poursuite de son propre bonheur et plaisir. Ce dont notre monde a besoin, la seule solution possible, c’est d’apprendre à aimer ?

Voici une citation célèbre de Léon Tolstoï : « Tout le monde pense à changer le monde, mais personne ne pense à se changer soi-même. »

C’est pour cela que Jésus est si pertinent encore aujourd’hui, non pas le Jésus institutionnalisé et politisé par la religion, mais plutôt le vrai Jésus de la Bible. Je suis d’avis que ce Jésus est le plus grand héros que la terre n’ait jamais porté et que tout autre héros ne l’est que dans la mesure où il lui ressemble. Nous avons encore besoin de ce genre de héros, de gens qui cherchent à changer le monde par l’amour plutôt que par la force, par la puissance de leur propres exemple et compassion plutôt que par le stratagème politique. Des gens qui visent à toucher et changer des cœurs.

Jésus n’a jamais formé de parti politique. Il n’a jamais pris position sur les problèmes politiques de son époque. Il n’avait qu’une mission : montrer aux gens leur besoin d’un Dieu qui les aime et qui peut changer leurs cœurs. C’est pour cela qu’il a été crucifié et qu’il est encore rejeté par la majorité. Jésus nous dit que le problème n’est pas le monde, ni les politiciens, ni les grandes compagnies, ni le 1 % des plus riches, ni les Noirs, ni les Blancs, etc. Le problème est en nous ! Tandis que l’être humain met tout son espoir dans la politique et les institutions pour améliorer son existence et créer une utopie mondiale, Jésus nous dit que le royaume de Dieu est en nous. Jésus ne cherchait pas à « marquer des points » contre le mal. Il est venu pour le détruire de la seule façon possible : en personnifiant la justice et en nous donnant le pouvoir de faire de même.

Imaginez si chaque personne réalisait sa puissance personnelle de créer un monde meilleur en faisant briller l’amour de Dieu autour d’elle. Imaginez un monde où les gens comprennent qu’ils doivent placer plus d’espoir en eux-mêmes et leur propre influence dans le monde qu’en la politique. Quelle différence y aurait-il si chacun cherchait activement à trouver ceux qui sont dans le besoin pour les aider du mieux qu’ils peuvent ? Comme le monde serait différent si nous ne nous attendions pas à ce que le gouvernement fasse des œuvres de charité à notre place.

Peut-être est-ce pour cela que Jésus est rejeté par la majorité des plus grands et des plus influents. Comme les dirigeants qui ont crucifié Jésus il y a 2000 ans, ils voient toujours en lui un rival et un grand obstacle à leurs ambitions. Cette vérité est toujours terrifiante pour ceux qui veulent dominer les autres. L’homme qui cherche le pouvoir ne peut l’atteindre qu’en convainquant les autres de leur impuissance. Dieu cherche au contraire à nous révéler qu’en nous affiliant à lui, nous devenons puissants.

Au calvaire deux principes s’affrontent : l’amour du pouvoir et le pouvoir de l’amour. Qui a gagné ? Constatons que tous les personnages de cette scène sont morts et maintenant oubliés, sauf un. De plus, les témoins crédibles de cet évènement, les soldats romains, les chefs de la nation juive, et les disciples de Jésus qui sont presque tous morts pour leur témoignage, attestent que Jésus est ressuscité. Il est encore là, le défenseur de tous ceux qui mettent leur espoir en son enseignement qui consiste au pouvoir invincible de l’amour, soutenu par la foi en la grâce de Dieu.

 

 


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2018-10-01T13:39:08+00:00