Délivrée de la mort

//Délivrée de la mort

suicideC’est à l’âge de 10 ans que j’ai pensé au suicide pour la première fois. Comment une petite fille peut-elle en arriver à une telle idée ? Je n’en sais rien, mais je me souviens que j’ai désiré mourir. Ce désir insupportable m’a pourchassée jusqu’à l’âge adulte. Je suis malheureux et moribond dès ma jeunesse, je suis chargé de tes terreurs, je suis troublé. (Psaumes 88.15)

Chaque jour, ce désir secret empoisonnait ma vie et étouffait toute possibilité de joie ou de paix. En apparence, j’étais une fille comme les autres, mais au-dedans de moi se livrait une bataille constante pour survivre.

L’idée de la mort ne me quittait pas d’une semelle. Les liens de la mort m’avaient environné, et les torrents de la destruction m’avaient épouvanté. (Psaumes 18.5) Le désespoir me hantait jour et nuit. J’attendais le bonheur, et le malheur est arrivé ; j’espérais la lumière, et les ténèbres sont venues. Mes entrailles bouillonnent sans relâche, les jours de la calamité m’ont surpris. (Job 30.26, 27).

La mort me semblait la seule solution pour mettre fin à ces atroces souffrances. Les pleurs ont altéré mon visage ; l’ombre de la mort est sur mes paupières (Job 16.16). J’ai tenté de me suicider plus d’une dizaine de fois : corde, pilules, longues hésitations à me jeter du toit d’un édifice ou devant le métro, etc. Mon souffle se perd, mes jours s’éteignent, le sépulcre m’attend. (Job 17.1).

Ces tentatives ratées m’ont occasionné un séjour dans l’aile psychiatrique de l’hôpital. Malgré les antidépresseurs et les centaines d’heures de thérapie, je n’arrivais toujours pas à voir la lumière au bout du tunnel ni à me débarrasser du désir morbide de mourir.

Il m’est arrivé de me mutiler avec un couteau. Il était sans cesse, nuit et jour, dans les sépulcres et sur les montagnes, criant, et se meurtrissant avec des pierres. (Marc 5.5)

J’ai cherché à m’en sortir pendant des années. Hélas, aucun docteur, aucun médicament, aucun livre, ni rien dans la société n’a pu me débarrasser de ma démence. On aurait dit que le suicide faisait partie de mon ADN.

Bien qu’ayant grandi dans l’athéisme, je me suis pourtant dit un jour qu’il devait exister quelque part autre chose que ces épaisses ténèbres. C’est alors que je me suis tournée vers Dieu. Dans les moments les plus douloureux, quelque chose au fond de moi a crié au secours. Sans vraiment savoir comment prier, je supplié l’univers d’avoir pitié de moi et de me protéger. C’est par miracle que j’ai survécu à ma tentative de pendaison. J’avais mis en l’Éternel mon espérance ; et il s’est incliné vers moi, il a écouté mes cris. Il m’a retiré de la fosse de destruction. (Psaumes 40.2, 3).

Alors que je me sentais vouée à une mort certaine, Dieu m’a délivrée de la mort ! Et nous regardions comme certain notre arrêt de mort, afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes, mais de la placer en Dieu, qui ressuscite les morts. (2 Corinthiens 1.9).

Je me suis mise à lire la Bible. Dans ces pages inspirées, j’ai découvert la personne de Dieu. Et alors, petit à petit, mon désespoir a commencé à se dissiper. J’ai compris que j’avais un allié puissant dans ma lutte pour survivre. La mort a été engloutie dans la victoire. (1 Corinthiens 15.54).

J’ai aussi fait la connaissance de mon Sauveur Jésus-Christ. J’ai bientôt compris qu’il avait sacrifié sa vie pour que je puisse vivre, et que son pouvoir et sa grâce pouvaient venir à bout de tous mes problèmes. Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. (Jean 16.33).

En lisant les paroles puissantes de la Bible, j’ai repris courage. Mon énergie physique et morale m’est revenue. Jésus a fait de moi une nouvelle créature ! Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses. (Philippiens 3.20, 21).

Progressivement, la joie a remplacé la tristesse. Plus ma foi augmentait, plus ma guérison s’accélérait. Mais Jésus lui dit : Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix, et sois guérie de ton mal. (Marc 5.34).

Quand on est en dépression profonde, on n’est centré que sur soi-même. Le caractère de Jésus m’a appris combien il est curatif de penser aux autres. Je me suis mise à aider mes semblables. Plus je m’occupais d’eux, plus ma dépression s’estompait. Ma nouvelle vie en Christ m’a délivrée de la mort ! Je puis dire que je suis vraiment née de nouveau. La vie est dans le sentier de la justice, la mort n’est pas dans le chemin qu’elle trace. (Proverbes 12.28)

Aujourd’hui, j’ai la ferme assurance que Dieu existe. Il a remplacé ma haine par son amour, ma tristesse par sa joie. L’Éternel, ton Dieu, est au milieu de toi, comme un héros qui sauve ; il fera de toi sa plus grande joie ; il gardera le silence dans son amour ; il aura pour toi des transports d’allégresse. (Sophonie 3.17)

2018-10-01T13:39:07+00:00