new-year« Il y a une grande différence entre la capacité de devenir que Dieu a donné aux hommes et le degré d’excellence qu’ils ont atteint actuellement.» Ellen G. White

Je suis loin d’être parfait. Je manque parfois de patience avec mes enfants, avec mon épouse, avec les conducteurs sherbrookois cinglés ! Je me demande souvent pour qui je me prends. Qu’est-ce qui me donne le droit de parler de l’amour de Dieu aux autres alors qu’il semble me manquer si souvent ? Suis-je un hypocrite ? Ou pire, le message de l’Évangile ne serait-il qu’une fantaisie sans réelle puissance ?

Lorsque de telles pensés m’envahissent, je me pose une question : suis-je meilleur depuis que je connais Dieu ? Même dans les moments les plus sombres, je dois admettre que oui. Les autres sont peut-être de bonnes personnes sans Dieu, mais moi, je n’y arrivais pas. Le problème n’était pas que je ne savais pas quelle était la bonne chose à faire. Je savais que je devais être plus généreux, plus soucieux des autres et moins de moi-même. Je savais que mes problèmes étaient très petits par rapport à ceux des autres. Mais je n’arrivais pas à me libérer de mon égoïsme. Mes problèmes étaient peut-être petits, mais ils étaient grands pour moi ! Je cherchais le bonheur, lequel semblait constamment m’éviter, voilà quel était mon vrai problème. La vie étant si courte, se pouvait-il que je vive toute ma vie sans goûter au bonheur ? Ma vie serait-elle à jamais rien de plus qu’une chose à accepter et à tolérer ?

Ce qui m’a le plus intéressé en lisant le livre Jésus Christ (version française de Desire of Ages), c’est que Jésus semblait être rempli d’une paix et d’une joie de vivre que je ne connaissais pas. Il semblait débordant d’amour et de paix. Comment une personne pouvait-elle avoir un si grand amour pour les autres sans elle-même être comblée ? Car effectivement, sa vie n’était qu’un constant sacrifice pour le bien des autres. Il semblait puiser une force de sa relation avec son Père Céleste. Il ne se souciait pas de lui-même, car il croyait que sa vie était entre les mains de Dieu, là où elle devait être.

Je voulais que ma vie soit ainsi. Il me semblait clair que toutes les souffrances possibles seraient incapables d’enlever le bonheur d’une vie comme celle-là. J’avais devant moi deux options : continuer à vivre dans la crainte et l’incertitude (me souciant constamment de ce que les autres pensent de moi), la solitude, une vie insatisfaisante et la mort qui nous attend tous… Ou bien, oublier mes craintes et vivre comme si j’étais invincible, comme si Dieu lui-même était à mes côtés, constamment prêt à m’aider et me promettant une vie pleine, puissante, et éternellement heureuse !

En choisissant cette deuxième option, des choses incroyables sont arrivées dans ma vie. Ma foi a été confirmée par des preuves solides de la présence de Dieu dans ma vie ! J’ai découvert dans la Bible des preuves rationnelles de son origine divine. J’ai appris la sagesse de ses commandements et de ses enseignements pour vivre de façon puissante, pleine et sans culpabilité. J’ai appris que Dieu est mon ami, que je ne suis jamais seul et que même de mes chutes et mes erreurs les plus gênantes peut ressortir du bien, malgré les conséquences pénibles.

Suis-je instantanément devenu parfait en prenant cette décision ? Loin de là ! Cette attitude est l’apprentissage d’une vie. J’apprends encore tranquillement comment aimer les autres de la bonne façon. Je suis encore étonné à quel point mon cœur peut parfois être mauvais.

Mais je sais une chose : je suis rarement malheureux ou découragé pour plus de quelques instants. J’ai beaucoup plus d’amour pour les autres dans mon cœur. Je prie chaque jour pour ma famille, mes proches, mes collègues, chacun de mes amis (ou presque! :). Votre bonheur m’importe plus que le mien, car je suis déjà comblé. Je veux que vous trouviez ce que j’ai trouvé. Je crains seulement que mon imperfection et mon manque de sagesse créent en vous des doutes sur l’authenticité de mon expérience.

Bien sûr, il y a encore des journées où j’oublie la raison de mon existence et commence à penser égoïstement de nouveau. Cependant, je peux dire que plus le temps avance, moins fréquentes sont ces instances. Je suis loin d’être parfait, mais mon expérience m’a appris que je n’ai pas fini de grandir ! Il n’y a pas de limite à ce que je peux devenir en Dieu. Tant que je marcherai avec lui, les victoires et les agrandissements de mon amour, de ma joie, de ma paix et de mon caractère se succéderont. Quelle belle vie Dieu nous offre !


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